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Au 17ème siècle,
pour les personnes instruites, le nom Arcadie évoquait la tradition
pastorale, ce genre se développant dans la poésie comme
parallèlement dans l'écriture épique depuis la
période Grecque classique. La tradition décrit la vie
si appréciée, si insouciante des bergers et des bergères
ayant passé tout l'été en plein air, gardant
leurs bêtes, et de ce fait comblant l'abondance de temps en jouant
de leurs flûtes et en composant de la poésie.
Les sources littéraires
sont nombreuses: de l'Eclogues ou du Bucoliques de
Virgile à l'Arcadia de Jacopo Sannazaro (1502)
, tous appelant cet endroit imaginaire, le "royaume de l'Utopie".
Cependant l'expression "et in arcadia ego" ne peut être
rattachée à aucune source classique connue. La traduction
des mots latins signifie : "même dans Arcadie j'existe",
où "Je" est considéré comme representant
la mort.
En peinture, la source
visuelle fait son apparition chez l'artiste précurseur bolognais "Guercino",
ou Le Guercin (1591-1666), qui a peint son Et In Arcadia Ego autour
de 1618-1620 , l'oeuvre exposée maintenant
dans la Galleria Corsini à Rome. En toute probabilité elle
fût commissionnée
par la famille florentine Barberini, une des plus importante protectrice
des arts à Rome, d'ailleurs le cardinal Francesco Barberini
lui avait déjà commandé La mort de Germanicus.
Est-ce cet homme qui a alors averti Poussin de la création
de l' oeuvre de Guercin?
Poussin a, en fait,
peint deux oeuvres sur le même thème de la "mort
dans l'Arcadie". Il réalise la première peinture
vers environ 1630-1632 (elle se trouve maintenant dans la collection
du duc et de la duchesse de Devonshire, Chatsworth House, Derbyshire,
Angleterre). Elle montre dans une campagne idyllique deux bergers en
compagnie d'une charmante jeune femme, découvrant avec frayeur
un tombeau portant le message inquiétant. Ils sont
représentés
se penchant en avant contemplant leur terrible découverte. Comme
dans l'oeuvre de Guercin, mais avec moins de proéminence, sur
le tombeau, repose un crâne - un attribut essentiel de memento
mori. Poussin ajoute également le dieu du fleuve, Alpheus, à 'assemblée.
Le visage de la jeune fille donne une note de mélancolie. C'est
une oeuvre à caractère plus sérieux et plus solennel
que la deuxième .
Comme pour la première
version, nous ne savons pas qui a commissionné la deuxième
oeuvre, exécutée autour de 1638-1640 et maintenant exposée
dans le Musée du Louvre à Paris. Toutefois elle était
destinée a devenir beaucoup plus célèbre. En effet
en 1685, elle rentre dans la collection de Louis XIV et pendant les
deux siècles suivants inspire des artistes, des auteurs, et
des poètes . Elle sera même copiée par Louis Deprez
au 19ème siècle qui réalise un bas-relief d'un monument
conçu par Chateaubriand pour l'église de San
Lorenzo à Lucina, Rome, pour marquer l'endroit
où est enterré Poussin.
Le tableau du Louvre,
monumental et silencieux, montre un groupe plus détendu autour
du tombeau qui, au lieu d'une réaction dramatique, semble méditer
sur la signification de l'inscription. Ici Poussin ne dépeint
pas les bergers insouciants et simples, censés habiter Arcadie,
mais à leur place, des figures classiquement formées,
sobres et fines de l'antiquité. En effet la jeune femme,
se tenant debout à la droite du groupe, exposée symétriquement
et un peu en relief, manifeste l'idéal classique; avec le front
lisse, le nez fin, les proportions élégantes et l'allure
statuesque. Le crâne à disparu, ainsi qui prononce
maintenant "Et in Arcadia ego"? L'historien Panofsky suggère
une modification de l'interprétation du sujet, précisant: "l'oeuvre
ne représente plus une rencontre dramatique
avec la mort, mais une méditation contemplative sur l'idée
de la mortalité". Claude Lévi-Strauss quant-à lui,
propose une autre interpretation:
c'est la jeune fille qui par son immobilisme représente
la mort ou le destin. Dans ce sens, c'est elle qui prononce les mots
fatidiques,
qui nous
sont
suggérés par le jeune berger de droite,
tourné face à elle, montrant du doigt
l'inscription.
Le prêtre, les
tableaux et un trésor fabuleux
Rennes-le-Château
Rennes-le-Château
est un village perché du sud-ouest de la France, presque inaccessible,
posé sur un affleurement rocheux avec une vue spectaculaire
de la campagne de Rhazès vers Carcassonne au nord, et des montagnes
pyrénéennes au sud. Avec ses défenses naturelles
et ses ressources abondantes, cet emplacement antique a révélé lors
de recherches archéologiques, la présence de l'homme
depuis plus de 3000 ans. Là, les gaulois ont créé un
site commercial important, dont le nom actuel est dérivé du
mot gaulois '"Reda"; un chariot à quatre roues. Les
Romains ont également colonisé le secteur, consacrant
les bains saints tout près. Mais se sont les Wisigoths qui l'
ont transformé en ville prospère, connue sous le nom
de Rhedae. En 410, après avoir pillé Rome
et capturé le magnifique trésor de Jérusalem,
déjà dérobé par l'empereur Titus en l'année
10, les Wisigoths ont occupé la totalité de la Gaule
et de l'Espagne méridionale, créant ainsi le royaume
le plus puissant du monde occidental, avec Toulouse en tant que capitale.
Mais les Wisigoths
ont été chassés par les Mérovingiens (ou
Francs), menés par Clovis, qui met le feu à Toulouse,
encore soumise à l' invasion arabe. Cette dernière sera
enfin arrêtée à Poitiers, par Charles Martel, et
repoussée de nouveau en Espagne. Charlemagne, devient alors,
le maître tout-puissant d'un immense empire, et donne à un
de ses chefs, la ville de Carcassonne avec ses terres attenantes dont,
Rhedae. Celle-ci devient ville royale, par le mariage d'Almaric, fils
d'un roi wisigoth, avec la princesse franque Clothilde, et sera célèbre
pour sa cour.
Au 11ème siècle,
le rayonnement de Rhedae a commencé à diminuer. La terre étant
vendue à la Maison de Barcelone, et mise à la " torche" par
Simon de Montfort et ses croisés contre l' hérésie
Cathare. Puis, elle sera soumise au pillage et à la terreur
par les "Routiers", une troupe armée et sauvage de
mercenaires, pour finalement agoniser lors d' une épidémie
de peste. Ainsi la ville de Rhedae disparait pour toujours, laissant
seulement le petit village aujourd'hui connu sous le nom de Rennes-le-Château
avec ses maisonnettes se nichant autour des ruines du château
de Pierre de Voisins et l'église de Sainte-Marie-Madeleine.
La dernière
Dame du village; Marie de Négre d'Ables, Dame d'Hautpoul de
Blanchefort, est morte dans le château de Rennes en 1781. Mais
ce n'était pas la fin pour le village, plutôt le commencement
d'une histoire incroyable!
Abbé
Antoine Bigou
La Dame d'Hautpoul
de Blanchefort était la détentrice d'un grand secret
transmis dans sa famille depuis des générations. Avant
sa mort, et n' ayant aucun fils, elle décide de confier ce secret,
avec certains documents importants, à son confesseur l'abbé Antoine
BIGOU, prêtre de la paroisse de Rennes-le-Château, lui
demandant qu'il transmette ce secret fabuleux à une personne
digne de confiance.
A cette époque,la
France vit une période de malaises politiques et sociaux
qui devront la conduire à la révolution de 1789. C'est
ainsi, que l' abbé profondément troublé par ce
qu' il vient d' apprendre décide de cacher les documents dans
la cavité d' un pilier wisigothique servant à soutenir
l' autel de l' église de Sainte-Marie-Madeleine. Puis il
fait enlever une grande dalle de pierre du tombeau d'Arques (petit
monument funéraire situé sur le méridien zéro,
non loin de Rennes), qu'il place sur le tombeau de Marie de Négre
et y grave les inscriptions en latin et grec:
ET IN ARCADIA EGO
À la tête
de cette pierre tombale, est érigée une autre pierre,
proposant une épitaphe, dont les nombreuses irrégularités
qu'elle contient attire notre attention sur sa nature. En effet, elle
se présente comme un cryptogramme, dont l'interprétation
indiquerait un endroit secret.
Pendant ce temps, à l'
intérieur de l' église, l' abbé fait retourner
une pierre sculptée, extrêmement ancienne, datant de l' époque
carolingienne, représentant un chevalier et un enfant sur un
même cheval
(qu'on appellera la "Dalle des Chevaliers"). À l'heure
de la révolution française, et en raison de ses connotations
religieuses, il a considéré plus sage d' agir de la sorte
pour la cacher.
Peu de temps après,
il est déclaré prêtre rebelle, et doit fuir pour
se sauver, en Espagne, où il meurt 18 mois plus tard, mais auparavant
il a réussi à transmettre le secret à un autre
prêtre exilé; l'Abbé Cauneille. Celui-ci le communique à son
tour à deux autres prêtres; l'abbé Jean Vié,
le prêtre de la paroisse de Rennes-les-Bains de 1840 à 1870,
et l'abbé Emile Vayron, le prêtre de la paroisse de St
Laurent de la Cabrerisse durant la même période.
Ils apprennent alors, qu' un trésor inestimable est caché dans
le Rhazèz, entre Rennes-le-château et Rennes-les-Bains, en
douze lieux différents, la clef du secret se trouve dans l' épitaphe
de l' abbé Bigou pour Marie de Négre et qu' il existe également
des documents de grande importance historique
Le sort a voulu que
ce soit deux autres prêtres qui découvriront les détails
de ces secrets:
- L'Abbé Henri Boudet qui a succédé à Jean
Vié en tant que prêtre de la paroisse de Rennes-les-Bains
et intentionnellement instruit par l'abbé Cayron?
-
L'Abbé Bérenger Saunière, qui est devenu le prêtre
de la paroisse de Rennes-le-Château en 1885.
Abbé Henri
Boudet
À l'âge
de 50 ans, l'abbé Boudet est un homme extrêmement cultivé, érudit, énigmatique,
un promeneur infatigable, spécialiste en archéologie
de terrain et en langues antiques. Il a publié un livre étrange
intitulé "La vraie langue Celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains" dans
lequel, il indique dès le début, que l' on utilisera
son oauvre comme un outil de décodage ... pour pénétrer
le secret d'une histoire locale, par l'interprétation d'un mot
composé dans une langue étrangère". Dés
sa parution, les critiques littéraires qualifièrent cet
ouvrage de "travail fantastique
et indescriptible", pourtant rempli de l'humeur et d'absurdités évidentes
en complet désaccord avec la personnalité de son auteur.
L'abbé révélait dans son oeuvre, entre les lignes,
l'endroit où l' on avait caché 12 coffres dont chacun
pourrait être ouvert en utilisant un nombre spécial et
ainsi indiquer le lieu cachant le secret mystérieux de Marie de
Négre.
Déçu
de la façon dont son livre a été reçu,
l'abbé Boudet conçoit alors, un plan pour immortaliser
le secret dans les pierres de l' église Ste-Madeleine. Il la
décore de telle manière, qu' elle en devient l' illustration
parfaite. Pour entreprendre ce projet, il choisit le nouveau curé Bérenger
Saunière. Pendant ce temps, dans toute sa paroisse de Rennes-les-Bains,
il falsifie délibérément les pierres tombales
du cimetière,ses abords, et lors de ses ballades, change le
paysage en déplaçant de certains endroits des croix en
pierre, et en en créant d'autres.
Abbé
Bérenger Saunière
Né en 1852,
il est l' aîné de 7 enfants d' une famille pauvre de Montazels,
un village situé juste à quelques kilomètres de
Rennes-le-Château. Il y sera nommé comme responsable de
la paroisse. Il a alors 33 ans, c' est un bel homme, rempli d'enthousiasme,
d' énergie et très outragé par
l'état
désastreux de l' église et du presbytère. Pendant
les élections parlementaires d'octobre 1885, de son pupitre
rocheux supporté par un pilier antique, il encourage ses paroissiens à voter
contre les républicains, anti-catholiques. Mais ces derniers
remportent la victoire, et il est envoyé en exile dans un séminaire à Narbonne
sans plus aucuns revenus.
L'année suivante,
probablement, grâce à l' intercession de l'abbé Boudet,
il est rétabli dans ses fonctions. Ainsi, il commence le long
processus de restauration de l' église en utilisant les donations
des sympathisants monarchistes. Le plus intrigant, un certain M. Guillaume,
apparemment un envoyé de la Comtesse de Chambord (une Habsbourg)
veuve depuis deux ans, son mari ayant été un prétendant à la
couronne de France et le dernier descendant de la famille des Bourbons.
Ce M. Guillaume (en réalité Johann de Habsbourg, archiduc
d'Autriche- Hongrie) donne au curé la somme énorme de
3000 francs, et en échange lui demande de rechercher et trouver
tous les documents cachés dans l'église, en particulier
ceux considérés si "explosifs" par l'abbé Bigou.
Il devient ainsi un visiteur très constant.
La restauration a débuté avec
le déplacement du vieil autel, soutenu d'un côté par
deux vieux piliers, dont un porte la croix du silence wisigothique
sculptée dessus. Lors de la manipulation une dalle est cassée,
découvrant une cachette à l' intérieur de laquelle
se trouve un trésor; un récipient rempli de pièces
d'or, sûrement celui des nobles locaux, qu'ils ont confié à leur
curé Antoine Bigou avant leur fuite à l'étranger
après l'exécution de Louis XVI et la chute de la monarchie.
Après cette découverte,
le travail est remis à plus tard. Les ouvriers présents
sur les lieux racontent qu' ils ont vu le prêtre enlever un tube
en bois avec des joints de cire du capsa (endroit habituel
pour déposer les reliques saintes). On suppose que ce tube contenait
deux parchemins et un manuscrit, ce dernier, décodé par
l'abbé Boudet, a donné une anagramme de l' épitaphe
de Marie de Nègre ainsi que le message suivant: BERGERE
PAS DE TENTATION
QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF PAX 681
PAR LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU
J'ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI POMMES BLEUES
Ce message se rapporte à l'église
de St-Sulpice à Paris, un temple ésotérique copié du
temple de Solomon et fini avant la mort de Marie de Nègre, établi
sur les terres de l'abbaye de St-Germain-des-Prés, où les
rois Mérovingiens ont été enterrés jusqu' à la
construction de la basilique à St-Denis. Il encourage
la personne qui déchiffre le message à rester silencieuse
au sujet de la découverte jusqu'à l'année 1891.
Cette année
particulière, est clairement mise en référence
dans l' épitaphe de Marie de Nègre. Puisque sa mort s'est
produite en 1781, sur la partie appropriée de l'inscription
on devrait lire:
XVII JANVIER MDCCLXXI
(c.-à-d. 1781 dans des numéros romains)
cependant Antoine Bigou
a gravé intentionnellement
XVII JANVIER
MDCOLXXXI
remplaçant le
deuxième 'C' par un 'O', qui n' existe pas dans les numéros
romains. Si ce caractère est ignoré, l'année 1681
est alors inscrite. Puis, traitant l' 'O' (qui nous rappelle "le
méridien zéro" qui traverse Rennes-les-Bains et
St-Sulpice) comme pivot autour la date, l'année 1681 devient
1891.
C'était en fait
l'année l'où Bérenger Saunière fait une
découverte qui devait changer totalement sa vie. Dans son journal
intime il le note, simplement, ainsi: "lettre de Granes - découverte
d'un tombeau - pluie".
TL'indice à l'endroit
du tombeau a été réellement découvert par
le bedeau, Antoine Captier, en sonnant l'angélus pour le service
du soir. Descendant du beffroi, il entrevoit quelque chose de brillant
dans la partie supérieure d'un vieux balustre en bois jeté de
côté pendant le travail de restauration. Un emplacement
creusé dans le bois renferme une fiole, elle-même contenant
un parchemin enroulé. Il l'a donne immédiatement au curé.
Sur le parchemin, signé par
Jean Bigou, l'oncle d'Antoine Bigou et son prédécesseur
comme prêtre de la paroisse, a été écrit
un indice menant à l'emplacement où se situait le pilier
wisigothique, non loin d'où les ouvriers découvrir la
pierre retournée par Antoine Bigou il y a cent ans. C'était
certainement la même pierre - la "Dalle des Chevaliers" -
et dessous, dans une cachette, le curé découvrit un crâne,
perçé de l'incision rituelle (effectuée sur les
morts à l' époque mérovingienne pour permettre à l'âme
de s'échapper vers le ciel) ... et l'entrée d' une chambre
forte. Dégageant la rocaille, il trouva des marches menant sous
l'église. En effet le registre de paroisse de 1694 se rapporte à un
tombeau des "seigneurs de Rennes" que l' on supposait être à proximité.
À partir de
ce jour, Bérenger Saunière et sa gouvernante, Marie Denarnaud,
ont vécu de façon somptueuse et luxueuse, comme s'ils
avaient eu accès à une fortune inestimable.
Les Deux Parchemins:
Les parchemins trouvés à l'intérieur
du pilier wisigothique n' ont pu être déchiffrés
que par un paléographe. L'abbé Boudet a recommandé à l'
abbé Saunière d'aller voir l'évêque de
Carcassonne, Monseigneur Félix Billard, qui à son tour
l'a envoyé au séminaire de St-Sulpice à Paris,
pour faire examiner les parchemins par des disciples religieux. Il
est resté là pendant 5 jours, a été présenté au
célèbre occultiste Emile Hoffet (qui a écrit de
nombreuses études sur la franc-maçonnerie), et également à la
chanteuse Emma Calvé, disciple de Joseph Péladan qui,
dés 1891, fonde l'ordre cabbalistique de "la Rose+Croix
du Temple et du Graal". À partir de ce moment là,
l'abbé Saunière aurait fréquemment invité ces
personnes à Rennes-le-Château.
Les Tableaux:
Pendant son séjour à Paris,
le curé sera apparemment chargé (par personnes inconnues)
de visiter le Musée du Louvre pour obtenir des copies de trois
tableaux: "Les Bergers d'Arcadie" par Nicolas Poussin, "La
Tentation de Saint-Antoine" par David Teniers le jeune, et un
portrait du pape Célestin V, d'un artiste inconnu. Le premier
tableau était de loin le plus célèbre, le second
un peu moins, puisque Teniers a peint plusieurs oeuvres sur ce thème,
et le troisième jusqu'à ce jour n'est pas été identifié avec
certitude.
On recherche toujours
la signification de ces oeuvres, mais, c'est seulement sur celle de
Poussin identifiée de façon certaine, que naturellement
les efforts se concentrérent. C'est le contenu et la géométrie
de la peinture qui sont significatives. En termes de contenu, on dit
que le paysage montagneux dans le fond du tableau reprend les découpes
du paysage des alentours de Rennes-les-Bains et Rennes-le-Château.
En outre, le tombeau représenté dans la peinture est
considéré comme ayant eu ses contre-parties exactes dans
un tombeau existant sur une butte rocheuse donnant sur une courbure
du fleuve Rialsesse, près du hameau Les Pontils, juste à quelques
kilomètres de Rennes. Aujourd'hui, il ne reste que la galette
basse du tombeau, car le propriétaire des terres, consterné par
la tentative constante des chercheurs de trésor d' ouvrir le
tombeau, l'a démoli en 1988.
En ce qui concerne
la géométrie des tableaux, et depuis son étude
par Henry Lincoln (" l'Enigme Sacrée", 1982) de nombreuses
analyses seront effectuées, la plus détaillée,
et couvrant chacun des trois tableaux, a été réalisée
par Richard Andrews et Paul Schellenberger ("La Montagne Sacrée",
1996). Cette géométrie essentiellement pentagonale en
structure, et dite "sacrée", mais nullement nouvelle,
car utilisée depuis la période de l'antiquité égyptienne,
et également par les artistes de la Renaissance, qui peindront
pour les initiés et cacheront tout nombre des mystères
religieux ou sacrés à ceux ne le sont pas (réf.
Robert Lawlor - "Sacred Geometry", 1982).
Ce qui est particulièrement
intéressant dans ce cas, c' est qu'Henry Lincoln a pu démontrer
les liens étroits entre la géométrie utilisée
dans les tableaux et celle trouvée réellement, en l'
analysant dans la topographique des cartes officielles IGN de la campagne
autour de Rennes.
Les Projets de construction:
Après être
revenu de Paris, le curé, aidé de sa fidèle gouvernante,
décide de cacher certaines de ses découvertes; en commençant
par l'entrée secrète sous la "Dalle des Chevaliers",
puis effaça l'inscription sur la pierre tombale de Marie de
Nègre, avant de déplacer les restes de sa dépouille
dans un ossuaire déjà creusé parmi les tombes
du cimetière!
Au même moment,
l' abbé voyage à travers la France et à l' étranger,
apparemment pour solliciter des subventions afin de restaurer son église.
L'argent afflue alors de toute l' Europe, une grande partie sous forme
de mandats de la part des communautés religieuses, et rendus
payables au nom de Marie Denarnaud, sa gouvernante. Ainsi les travaux
reprennent, et des sommes énormes sont dépensées,
allant même jusqu' à financer une équipe d' artistes
et de décorateurs d'Italie.
La restauration de
l'église se termine en 1897, alors débutent différents
projets de construction sur un terrain du village, acheté au
nom de Marie Denardaud:
- une maison; la Villa
Béthania, de style Renaissance qui devait devenir son nouveau
lieu de résidence.
- des tours; dont La
Magdala, de style néogothique construite sur une galerie
semi-circulaire, installée sur le bord de la falaise, et à l'autre
extrémité de l'ensemble une deuxième tour, abritant
un jardin d'hiver en haut. La Tour Magdala sera
sa nouvelle bibliothèque.
- de magnifiques jardins, une plantation d'orangers, des fontaines et une
ménagerie.
Le train de vie du
curé et de sa gouvernante est considérable, ils reçoivent
régulièrement des personnes célèbres d'une
manière somptueuse. Mais la population et le clergé local,
y compris l'abbé Boudet, sont scandalisés d'un tel étalage
si manifeste de leur richesse. Après 1903, à la mort
de son "protecteur", Monseigneur Billard, puis de celle du
conciliant pape Léon XIII (ami de la famille de Habsbourg),
cette fortune attire l'attention du nouvel évêque de
Carcassonne, Monseigneur de Beauséjour, et du nouveau pape Pie
X, qui considèrent moins favorablement les activités
de ce prêtre exubérant.
Saunière se
retrouve de nombreuses fois devant les tribunaux, accusé par
l'église de simonie (trafic de messes), de train de vie injustifié,
de dépenses excessives. Il sera même obligé de
vendre ses meubles, l'argenterie et certaines collections pour financer
sa défense. En conclusion, en 1911, le Vatican lui retire ses
droits sacerdotaux et un autre curé dirige la paroisse de Rennes-le-Château.
L'évêque de Carcassonne lui offre d' arranger son retour
s'il renvoie ce qu'il a "détourné", mais c'est
impossible, puisque tout est au nom de Marie Denarnaud.
Mais sa délivrance
arrive avec la nomination du pape Benoit XV, un homme aux vues libérales,
semblables à celles de Léon XIII, et Saunière
obtient son rétablissement. Les travaux reprennent, avec des
projets toujours plus exagérés!
Le 17 janvier, 1917,
sa gouvernante le retrouve prostré devant la Tour Magdala, apparemment
victime d' une congestion cérébrale grave et soudaine.
Coïncidence étrange, c'est aussi un 17 janvier, que la
pierre tombale de Marie de Nègre à été supprimée,
et cette date correspond également au jour de la fête
de St-Sulpice. Fait curieux, seulement cinq jours plus tôt, quelques
paroissiens lui rendant visite ont déclaré l' avoir vu
en bonne santé, mais ce même 12 janvier, Marie Denarnaud
commandait un cercueil pour le curé.
On fit venir un prêtre,
l'abbé Rivière, d'une paroisse voisine pour entendre
sa confession et pour lui administrer les derniers sacrements. Mais
on raconte que celui-ci quitta la chambre du malade très rapidement,
si accablé par les révélations, qu'il ne pourra
plus jamais sourire. Une chose est certaine, quoi qu'il ai entendu
des lèvres du mourrant, il ne lui a jamais administré extrême
onction, et Saunière décède le 22 janvier 1917.
Le matin suivant, son corps a été placé debout
dans un fauteuil sur la terrasse près de la Tour Magdala, habillé d'une
robe longue fleurie avec des glands écarlates. Unes par
unes, les personnes présentes aux obsèques et dont les
identités non pas été révélées,
ont défilé, plumant des glands ressemblants à ceux
de son vêtement. Cette cérémonie étrange
est restée sans explication jusqu'à ce jour.
La lecture du testament
du curé se déroula sans histoires, car à la stupéfaction
de chacun, il déclarait être sans un sou. En fait, il
avait transféré toutes ses richesses à Marie Denarnaud
longtemps avant.
Après la mort
de l'abbé, Marie Denarnaud a vécut de façon confortable
dans la Villa Béthania jusqu'en 1946. C'est juste après
la seconde guerre mondiale, quand le nouveau gouvernement français
a publié une nouvelle règlementation afin d'appréhender
les fraudeurs fiscaux. Ainsi, les collaborateurs, les profiteurs de
guerre , ont été obligés de justifier leur épargne
en changeant leur vieil argent. Plutôt que de fournir des explications,
Marie choisit alors la pauvreté, et brûla dans le jardin
de sa villa des liasses de vieux billets.
Pendant les sept années
suivantes elle vécu une vie austère, utilisant l'argent
obtenu à partir de la vente de la Villa Béthania à Monsieur
Noel Corbu et son épouse, qui de ce fait devenaient les héritiers
du domaine. Elle avait également promis à M. Corbu qu'avant
sa mort elle lui délivrerait un secret qui le rendrait
très riche et très puissant. Malheuresement pour M. Corbu,
ceci ne devait jamais se passer, et le 29 janvier 1953, Marie, comme
l'abbé Saunière avant elle, eut une attaque cérébrale,
la laissant muette sur son lit de mort.
Le Trésor:
À ce jour, en
dépit des nombreuses recherches effectuées par des auteurs,
des érudits, des historiens et des chercheurs de trésors,
venus des quatre coins du monde, le secret n' à toujours pas été révélé.
Ceci ne signifie en rien, qu' il n' y a pas eu de découvertes
concernant des informations et des indices importants. Voici une brève
liste théorique relative au contenu du trésor de Saunière:
- L'or wisigoth, qui
serait composé en grande partie du trésor de Salomon;
comme par exemple la Menorrah en or massif, ce candélabre à sept
branches, dont on perd la trace après son arrivée à Carcassonne.
- Le trésor
de Dagobert.
- Le trésor de
Blanche de Castille, constitué de la rançon demandée
en échange de son fils St Louis, et qu' elle aurait caché dans
le Rhazès, après avoir entendu parler de l' exécution
de ce dernier par ses ravisseurs.
- Le trésor des
cathares, retiré en hâte de Montségur, avant que
ceux-ci ne se rendent à Simon de Montfort.
- Des objets, considérés
comme de grands symboles religieux, tels que le Saint Graal, l'Arche
de l'Alliance ...
- Un document important,
prouvant l'évidence du mariage entre Jésus et Marie-
Madeleine, et impliquant l'existence d' une descendance vivant de
nos jours.
Découvertes
Récentes:
A l'été 2001,
en utilisant des sondeurs à ultrasons, une équipe de
la Fondation J.Meril de Californie dirigée par le docteur Eisenman
de l'université de Longbeach, a découvert une crypte
sous l'église. Après analyse et datation des échantillons
du sol, elle a été datée du cinquième siècle
ap. J-C. De plus, on a mis à jour un coffre enterré sous
la Tour Magdala (construite par Saunière); il mesurait 1 mètre
de large par 90 centimètres de haut. On pense qu' il contenait
des documents.
L'équipe obtient,
l'autorisation de poursuivre ses recherches, mais sous la surveillance
du Vatican ...
Dernières Nouvelles
En Mars 2002; elle
revient et effectue des sondages plus détaillés. Parmi
elle; il y a le professeur Andrea Baratollo d'Italie, un spécialiste
de l'histoire antique, son objectif avoué: découvrir
l'évidence d'une civilisation méditerranéenne
antique sur l'emplacement ...
Bibliographie
E Panofsky
- "Et in Arcadia
Ego. On the conception of Transience in
Poussin and Watteau", Philosophy and History, Essays presented
to E Cassirer, Oxford 1936.
Claude Lévi-Strauss
- "En regardant Poussin", Regarder, Ecouter, Lire,
Paris 1993.
Pierre Rosenberg,
Véronique Damian - "Nicolas Poussin", Editions
d'art Somogy, Paris 1994.
Christopher
Wright - "Poussin Paintings, A Catalogue Raisonné",
Hippocrene Books Inc, New York 1985
Sister Wendy
Beckett & Patricia Wright - "The Story of Painting",
Dorling Kindersley Ltd, London 1994
Tatiana
Kletzky-Pradere "Rennes-le-Château - A Visitors Guide",
1997
Michael Baigent, Richard Leigh & Henry Lincoln - "The
Holy Blood and the Holy Grail", Arrow Books, 1996
Richard
Andrews & Paul Schellenberger - "The Tomb of God, The
Body of Jesus and the Solution to a 2,000-year-old Mystery",
Little, Brown and Company, 1996
Henry Lincoln
- "Key to the Sacred Pattern", The Windrush Press,
1997
Robert Lawlor
- "Sacred Geometry", Philosophy and Practice, Thames
and Hudson, 1998
Laurence
Gardner - "Bloodline of the Holy Grail", Element Books,
1996
Rhapsody for a
Unicorn, a literary thriller by Oscar Cappelli about the mystery of the Knights
Templar, biblical archaeology, the esoteric roots of Jewish-Christian culture.
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